Posté le Mardi 31 janvier 2012
S’il te ressemblait ne serait-ce qu’un peu,
Il serait faussement aimant et pleinement fier
A travers le regard d’inconnus de tiers
S’il était juste un tant soi peu comme toi,
Il serait lâchement présent,
Simple euphémisme d’inexistant,
De moi, il ne saurait rien, ni mon âge, ni mes choix,
Rien de ce que j’aime, mes craintes, mes peines
En fait s’il était toi, tout simplement,
Il ne m’aimerait pas
Pour celle que je suis, il verrait juste les traits
Du reflet de celle qui m’a donné la vie, car d’elle j’ai tout pris
Tant de fois m’a-t’on dit : « Tu es bien la fille de ta mère »
Et tellement peu celle de ton père
De toi, je n’ai rien ou presque
Un nom batard qui souvent fait sourire,
Des pieds bien trop grands, mais fins,
Des racines d’ailleurs que j’apprends à découvrir,
Une rancoeur dévorante que le temps a étouffé
Moi, il m’aime telle que je suis et me le répète au quotidien
Il croit en moi, ma force et tout ce que je peux accomplir
Dans ses yeux à lui je vois, que le jour où on le décidera
Il saura être un vrai papa et tout ce que tu n’es pas
Si je l’ai choisi lui c’est qu’il ne te ressemble pas…
Lui, ce n’est pas toi !


